I
Quand
on a vingt ans
Quand
on a vingt ans,
On
a un désir fou d’aimer et
d’être aimé.
On
a une soif de bonheur et
d’être vivant,
D’avoir
une vie qui ne soit pas
bêtement gaspillée.
Pourtant
certains jours,
Où
tout semble décevant et sans
valeur,
On
voudrait trouver l’amour,
Pour
lui confier ses peines et
ses peurs.
Les
jours où l’on étouffe dans
sa peau,
On
voudrait hurler son angoisse
et sa détresse.
Mais
comment trouver un monde
plus beau
Avec
les couleurs de
l’espérance et de la tendresse ?
Doit-on
seulement réussir dans
la vie
Ou
essayer avec foi
De
réussir sa vie,
Et
d’être heureux pour une
fois.
Quand
on est contraint à
vieillir, les temps changent.
On
n’est plus ce que l’on était
auparavant.
Dans
le ciel obscur, l’on aperçoit
des nuages gris qui
Voyagent.
Et
là, on se retrouve seul à
déambuler sous le vent.
Plus
loin, il y a un banc
inoccupé.
On
s’y assoit en contemplant le
paysage ;
Se
remémorant quelques
souvenirs du passé,
Où
l’on faisait souvent des
ravages !
C’était
à l’époque de nos tendres
années
De
jeunesse, où l’on s’amusait
à faire courir
Ces
pauvres vieux dans tout les
sens – par méchanceté.
Car
être vieux, c’est un état
auquel jamais l’on ne pense !
Bien
qu’à cet instant, encore
rêveur…
C’était
l’âge de la naïveté et
de l’innocence.
Dans
ce monde merveilleux dans
lequel on s’amusait,
Pour
qu’à aucun moment ne
surgisse le silence.
Aujourd’hui
: ce n’est plus
hier.
Ces
amours enfantines qui nous
préoccupaient le Coeur.
On
se retrouve face-à-face à la
réalité – dure et amère,
Où
peu à peu, cette jeunesse en
nous meurt.
Il
est grand temps à présent,
De
faire place à ce nouveau
monde austère,
Où
l’on devient plus sage. Si
seulement ? …
L’on
pouvait revenir en
arrière.
L’adolescent
Les
médecins disent que le tabac tue
Fallait
voir ma mère lorsqu’elle l’a su
Oui.
Je fume et il ne faut pas être déçu
Car
fumer peut aider au début
Je
suis jeune et je ne sais pas ce que je dis
Mais
ce n’est pas pour autant qu’il faut en faire
une maladie
Je
sais bien maman que je suis toujours ton petit
Mais
laisse-moi au moins vivre ma vie
Un
ado est souvent pris pour un con
Mais
toi aussi t’es passé par là, oui ou
non ?
Un
jour peut-être je m’arrêterais
Mais
ceci n’est qu’une affaire de volonté.
Nicolas NATCHOO
C’est la vie
Volant
comme un oiseau inaccessible autour de leur
tête,
Ivres
de bonheur pendant une fête,
Et
plein de gaieté, ce qui leur donne un air bête.
Viennent
alors les heures sombres qui
Ignorent
le gris des couleurs de la nuit
Et
las seule chose qu’on puisse dire, c’est que
c’est la vie…
Yushry Bibi COORABAN
Où sont donc mes
souvenirs ?
Ah
! Comme c’est beau le souvenir de mon enfance !
Comme
j’aimerai redevenir enfant !
J’étais
pourvue d’insouciance
Et
j’étais bien sûr toujours contente.
Le
soleil brillait, les oiseaux chantaient, tout me ravissait,
A
cet âge là, on est très certainement
libre,
Libre
comme le vent au-dessus des rochers.
Ah
oui, dîtes-moi, comment est-ce possible ?
Où
sont donc mes souvenirs ?
Comment
me rappeler de ce que j’étais ?
Haut
comme trois pommes, avec le sourire,
Je
rêvais toujours de mes vacances
d’été.
Un
jour s’en va, un autre passé,
Je
me retrouve ainsi là aujourd’hui.
Je
me sens à tel point lasse de …
Quand
on me parle de la vie de jadis…
Fatimah Udhin
L’enfance
est l’une des plus belles histoires d’une vie.
Alors
que le monde des adultes sombre vers la dépravation,
Celui
du jeune innocent s’émerveille à chaque
pas,
Découvre
des choses dont il ne connaît l’existence
Et
rend grâce chaque jour pour le cadeau de la vie.
L’enfance
dit oui ! Et fait confiance en tout temps,
Il
ne soupçonne le mal, même pas l’ombre
d’un instant.
Mais
il vient un moment où, en ouvrant les yeux,
Ce
même enfant réalise qu’il y a autre
chose,
Que
si le bien existe, le mal aussi existe
Que
le mensonge parfois peut blesser la vérité !
Cette
désillusion le surprend et l’étonne ;
Il
se pose des questions et s’interroge sur tout :
Aurait-il
tout ce temps vécu dans un pieux songe ?
Ainsi
donc cette étape de candeur et de pureté
Se
voit comme meurtrie par un certain futur :
Ce
futur qui le
condamne à tout oublier
D’une
Période où l’insouciance ne laissait
pas la place à
la routine.
Ironie
amère…
L’expérience
voile l’innocence
Lui enlève son importance !
Bruno
JEAN-FRANCOIS