I

Quand on a vingt ans

Quand on a vingt ans,

On a un désir fou d’aimer et d’être aimé.

On a une soif de bonheur et d’être vivant,

D’avoir une vie qui ne soit pas bêtement gaspillée.

 

Pourtant certains jours,

Où tout semble décevant et sans valeur,

On voudrait trouver l’amour,

Pour lui confier ses peines et ses peurs.

 

Les jours où l’on étouffe dans sa peau,

On voudrait hurler son angoisse et sa détresse.

Mais comment trouver un monde plus beau

Avec les couleurs de l’espérance et de la tendresse ?

 

Doit-on seulement réussir dans la vie

Ou essayer avec foi

De réussir sa vie,

Et d’être heureux pour une fois.

Fabienne MALOUPE

 

 II

Vieillesse

Quand on est contraint à vieillir, les temps changent.

On n’est plus ce que l’on était auparavant.

Dans le ciel obscur, l’on aperçoit des nuages gris qui

Voyagent.

Et là, on se retrouve seul à déambuler sous le vent.

 

Plus loin, il y a un banc inoccupé.

On s’y assoit en contemplant le paysage ;

Se remémorant quelques souvenirs du passé,

Où l’on faisait souvent des ravages !

 

C’était à l’époque de nos tendres années

De jeunesse, où l’on s’amusait à faire courir

Ces pauvres vieux dans tout les sens – par méchanceté.

Car être vieux, c’est un état auquel jamais l’on ne pense !

 

Bien qu’à cet instant, encore rêveur…

C’était l’âge de la naïveté et de l’innocence.

Dans ce monde merveilleux dans lequel on s’amusait,

Pour qu’à aucun moment ne surgisse le silence.

 

Aujourd’hui : ce n’est plus hier.

Ces amours enfantines qui nous préoccupaient le Coeur.

On se retrouve face-à-face à la réalité – dure et amère,

Où peu à peu, cette jeunesse en nous meurt.

 

Il est grand temps à présent,

De faire place à ce nouveau monde austère,

Où l’on devient plus sage. Si seulement ? …

L’on pouvait revenir en arrière.

M C Véronique Lecordier

 


 III

L’adolescent

Les médecins disent que le tabac tue

Fallait voir ma mère lorsqu’elle l’a su

 

Oui. Je fume et il ne faut pas être déçu

Car fumer peut aider au début

 

Je suis jeune et je ne sais pas ce que je dis

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en faire une maladie

Je sais bien maman que je suis toujours ton petit

Mais laisse-moi au moins vivre ma vie

 

Un ado est souvent pris pour un con

Mais toi aussi t’es passé par là, oui ou non ?

 

Un jour peut-être je m’arrêterais

Mais ceci n’est qu’une affaire de volonté.

Nicolas NATCHOO

 


IV

C’est la vie

Volant comme un oiseau inaccessible autour de leur tête,

Ivres de bonheur pendant une fête,

Et plein de gaieté, ce qui leur donne un air bête.

 

Viennent alors les heures sombres qui

Ignorent le gris des couleurs de la nuit

Et las seule chose qu’on puisse dire, c’est que c’est la vie…

Yushry Bibi COORABAN


Où sont donc mes souvenirs ? 

Ah ! Comme c’est beau le souvenir de mon enfance !

Comme j’aimerai redevenir enfant !

J’étais pourvue d’insouciance

Et j’étais bien sûr toujours contente.

 

Le soleil brillait, les oiseaux chantaient, tout me ravissait,

A cet âge là, on est très certainement libre,

Libre comme le vent au-dessus des rochers.

Ah oui, dîtes-moi, comment est-ce possible ?

Où sont donc mes souvenirs ?

Comment me rappeler de ce que j’étais ?

Haut comme trois pommes, avec le sourire,

Je rêvais toujours de mes vacances d’été.

 

Un jour s’en va, un autre passé,

Je me retrouve ainsi là aujourd’hui.

Je me sens à tel point lasse de …

Quand on me parle de la vie de jadis…

Fatimah Udhin



VI

L’ENFANCE 

L’enfance est l’une des plus belles histoires d’une vie.

Alors que le monde des adultes sombre vers la dépravation,

Celui du jeune innocent s’émerveille à chaque pas,

Découvre des choses dont il ne connaît l’existence

Et rend grâce chaque jour pour le cadeau de la vie.

L’enfance dit oui ! Et fait confiance en tout temps,

Il ne soupçonne le mal, même pas l’ombre d’un instant.

Mais il vient un moment où, en ouvrant les yeux,

Ce même enfant réalise qu’il y a autre chose,

Que si le bien existe, le mal aussi existe

Que le mensonge parfois peut blesser la vérité !

Cette désillusion le surprend et l’étonne ;

Il se pose des questions et s’interroge sur tout :

Aurait-il tout ce temps vécu dans un pieux songe ?

Ainsi donc cette étape de candeur et de pureté

Se voit comme meurtrie par un certain futur :

Ce futur  qui le condamne à tout oublier

D’une Période où l’insouciance ne laissait pas la place à la routine.

Ironie amère…

L’expérience voile l’innocence

Lui enlève son importance !   

Bruno JEAN-FRANCOIS