Discours d'ouverture par Professeur G. T.G. Mohamedbhai, Vice-Chancellor
Bienvenue
à cette manifestation de la Journée
internationale de la
Francophonie qui est devenue une tradition à
l’université de Maurice.
Pour la troisième année, les
chargés de
cours et chercheurs, sous l’égide de la
Faculté des sciences sociales et
humaines, ont retenu ce concept francophone en lui trouvant une
nouvelle
formule. Nous ne pouvons que saluer cette belle initiative,
d’autant que le
« E-learning »
d’origine
anglophone, et les E-apprentissage et E-formation pour les formules
françaises,
s’inscrivent dans le sillage de la création de la cyber-cité et de la
transformation de notre pays en cyber-île. A
l’île Maurice où les nouvelles
technologies et les nouveaux
médias connaissent la vogue que l’on sait,
l’aspiration moderniste semble
devenir une évidence. L’enseignement,
qui est une activité de transmission, ne peut ignorer les
apports nouveaux, les
pistes de l’avenir.
La Francophonie
est aujourd’hui une réalité politique
et culturelle,
vivante et moderne, qui facilite les synergies.
De 1901, avec la première association
francophone au Québec, à
2005, soit plus d’un siècle après, il
s’est tissé un véritable
réseau
francophone. Dans
une panoplie de
disciplines - la science, l’art, la culture, le sport- et
dans la recherche et
la technologie, nous voyons arborer avec fierté les grandes
réalisations au
cours des sommets qui se sont déroulés
à Dakar en 1989, à Port Louis en 1993,
à
Hanoi en 1997, à Beyrouth en 2002, et à
Burkina-Faso en 2004. La
Francophonie est une organisation
dynamique dont le rayonnement est vivement perçu
à l’Ile Maurice.
L’université
de Maurice est aussi au cœur de la Francophonie de par les
conventions établies avec les différentes
institutions françaises et
francophones de l’Enseignement supérieur et de
recherche ; ( à ce propos
une nouvelle convention sera signée le 23 mars 2005 entre
l’université de Maurice
et l’université de la
Réunion) L’université de
Maurice participe
pleinement aux colloques qui réunissent des intervenants
francophones et tente
de promouvoir des échanges Nord-Sud ainsi que Sud-Sud. L’université
a accueilli par ailleurs des
représentants de l’Agence de la Francophonie et du
Haut Conseil de la
Francophonie en la personne de Mme Michèle
Gendreaux-Massalou, la Rectrice de
l’AUF et de Son Excellence Monsieur Abdou Diouf. Et bien sûr,
l’Université de Maurice a le plaisir
d’héberger le
Centre d’Accès à
l’Information de l’AUF.
Le
Département des Etudes françaises de
l’université de Maurice joue un
rôle actif dans la diffusion et la promotion de la langue
française et des
cultures francophones. Chaque
année une
cinquantaine d’étudiants sort de
l’université de Maurice avec un
équivalent à
la Licence de Lettres Modernes et,
tous
les deux ans, une vingtaine obtiennent un diplôme de
Maîtrise de langues ou de
littérature française, selon la
spécialisation pour laquelle ils ont opté.
Rappelons-le :
le français fait partie de l’héritage
mauricien, de
notre patrimoine national. Les
gens de
lettres, les scientifiques et les journalistes francophones sont
légion à
montrer la présence française à
Maurice au même titre que d’autres
cultures. En fait
le français, sous son
aspect historique et culturel, est une richesse
supplémentaire à côté du
créole
et des langues orientales.
C’est
dans ce climat de l’interculturalité et des
nouvelles technologies
informatiques que
se développent de
mieux en mieux les compétences et possibilités
exigées par les mutations.
En saisissant les opportunités que nous
offrent les nouvelles technologies, je me félicite de
l’initiative du Groupe de
Recherche en Francophonie de l’Université de
Maurice de proposer au monde éducatif
une revue informatisée.
Une première
pour la Faculté des Sciences sociales et humaines dans le
cadre de la
célébration de la journée de la
Francophonie !
Je vous remercie
de votre attention.
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le 18 mars 2005