Discours de la co-ordonnatrice du GRF, Asso. Prof. Shakuntala Boolell

 

Après la journée de la Francophonie du 19 mars 2004 du GRF (Groupe de Recherche en Francophonie) et la réunion de réflexion et de concertation sur les politiques linguistiques, l’aménagement des langues et l’enseignement du français du 20 au 23 avril 2004 tenu à l’Ile Maurice par l’AIF (Agence Internationale de la Francophonie), nous avons le plaisir de vous accueillir de nouveau cette année pour une nouvelle journée de réflexion.  Et nous vous remercions de rester fidèles à ce rendez-vous annuel.

 

2005 n’a pas changé la démarche de dialogue et de proximité du GRF. Or forte du soutien de mon équipe dynamique,  le choix a gravité cette année-ci autour d’un thème porteur pour le pays de manière générale, et pour les jeunes en particulier. Aussi, comme il avait été annoncé, le thème de cette journée d’études est : Francophonie, E-formation, E-apprentissage (le E-learning).

 

Pourquoi ce choix de la haute technologie ? Permettez-moi de citer le poète Arthur Rimbaud dont le cri plus d’un siècle de cela titille notre conscience : « Il faut être absolument moderne. » Technologie ne se dissocie pas de  modernité. La modernité fait partie de tous les apprentissages fondamentaux. C’est impératif d’avoir recours à la technologie parce que l’on ne peut pas se permettre d’être dépassé par le train du progrès. Et cela nous permet d’atteindre trois objectifs.


Ø Premièrement, le court terme

            Si vous vous souvenez de la manifestation de l’année dernière, nous avions pu offrir, aux établissements scolaires présents, l’ouvrage paru grâce au support de l’Ambassade de France.

 

            Cette année, le GRF en collaboration avec le Centre d’Accès à l’Information de l’AUF, lance la première revue informatisée de la Faculté des Lettres, Langues et Sciences Sociales et Humaines.  Cette revue informatisée permettra une diffusion des informations plus rapide et moins onéreuse auprès du monde enseignant.

 

Ø Deuxièmement, le moyen terme

            Dans l’ère de la Technologie de l’Information et de la Communication Electronique, au moment où l’Ile Maurice est en passe de devenir une cyber-île, nous souhaiterions utiliser le forum et l’Internet pour établir un contact permanent avec les enseignants et les lycéens.  Nous espérons développer un site-web pour établir un E-dialogue permanent entre vous et nous.

 

            A cet effet, nous avons prévu une présentation de notre invitée du Canada sur le thème du E-learning.  Après sa présentation, nous vous inviterons à remplir un questionnaire pour recueillir vos idées et votre feedback sur le contenu de ce futur site.  L’interactivité entre le GRF et le monde éducatif devrait aider tout un chacun à améliorer l’enseignement/apprentissage de la langue et de la littérature françaises.

 

Ø Troisièmement, le long terme

            Dans l’avenir, nous souhaiterions agir comme passerelle entre les étudiants et le monde universitaire.  Nous envisageons de solliciter nos collègues sur le plan international pour répondre à certaines interrogations par et sur le monde éducatif.  Nous comptons enrichir notre site à la fois par des articles de nos collègues étrangers et des outils pédagogiques pour faciliter l’enseignement en contexte mauricien.


            Pour conclure, le GRF est un groupe jeune mais actif.  Son dynamisme provient de l’ensemble de ses membres mais aussi des étudiants inscrits en première année de BA (Hons) French – ils sont chaque année étroitement associés à l’organisation de la manifestation du GRF. Le Doyen et l’administration de notre Faculté y ont aussi une large contribution pour que cette manifestation soit un succès.

 

            Le GRF - croyez-moi - a une vocation communicative dans un espace de convivialité. Nous comptons sur votre appui pour réaliser ce projet qui serait bénéfique à tous. Aujourd’hui, il y a un nouveau regard sur le français qui n’est plus associé à un groupe spécifique ou à un modèle de référence. Le regard des enseignants et des apprenants - louable à plus d’un titre - évite une attitude ethnocentrique ou acculturée. C’est l’ interculturalité qui enrichit notre vision du français et élargit nos horizons.

 

            Merci de votre attention.