LE PERSONNAGE DU CONTEUR DANS LA DRAMATURGIE FRANCOPHONE  D’AFRIQUE NOIRE ET DES CARAÏBES : UNE SYMBIOSE DE L’ORALITÉ ET DE L’ÉCRITURE

Raymond MBASSI ATÉBA[1]

 

Résumé

Quelle réflexion suscite le thème de l’oralité en rapport avec l’écriture dramatique spécifiquement africaine ? D’emblée, il nous vient à l’esprit l’implication des éléments traditionnels dans la dramaturgie, pour coller à une terminologie qui émerge dans un monde où la notion même d’oralité subit les contrecoups d’une critique acerbe. Il nous semble qu’il n’y a pas d’aire culturelle qui n’ait connu peu ou prou l’oralité avant le contact avec l’écriture. Aujourd’hui, elle est une spécificité de l’Afrique qui y a découvert un filon précieux pour faire la promotion de son passé culturel.

 

La présente communication dont le corpus est constitué d’œuvres dramatiques d’Aimé Césaire, de Bernard Dadié, de Tchicaya U Tam’si et de Gervais Mendo Ze montre qu’au-delà de ses multiples modes d’expression, comme le conte mis en exergue ici, l’oralité aurait une part légitime à revendiquer dans l’émergence de la dramaturgie francophone d’Afrique et des Caraïbes.

 

Mots-clés : oralité, écriture dramatique, conte, tradition, passé culturel


[1] Raymond MBASSI ATEBA enseigne à l’Université de Yaoundé I. Il est chercheur dans les Réseaux « Littérature de l’enfance » et «  Cultures, Identités et Dynamiques Sociales » de l’AUF. Il finalise un Ph. D. sur le thème : «  Identité et fluidité dans l’œuvre de Jean-Marie Gustave Le Clézio » concomitamment entre l’Université de Yaoundé I et l’Université de Maurice.